Culture Club #4 – Celeste

Culture Club #4 – Celeste

Une des raisons pour lesquelles je me suis orienté vers l’informatique comme métier vient sans aucun doute des jeux vidéos. Dès mon plus jeune âge, j’ai passé je ne sais combien de temps à m’amuser sur des jeux de tous types. Il y avait Lucky Luke, Glace, DX Ball 2, Pokemon, PacMan, Dig Dug. Rien qu’à évoquer leur nom, un flot de nostalgie s’empare de moi. Et puis, j’ai eu mon tout premier ordinateur portable. J’ai alors évolué vers des jeux plus récents comme Super Meat Boy, Portal, Half-Life, Counter-Strike, Hotline Miami, Rogue Legacy, Resident Evil 4. Tant de jeux qui m’auront permis de me détendre et de me divertir durant des heures.

Et puis, plus les jours passèrent, moins l’envie de jouer me prenait. Durant mes premières années en école d’informatique, je passais presque chacune de mes soirées les yeux fixés sur mon écran à jouer à un énième jeu. Et puis, j’ai commencé à trouver d’autres activités : je me suis mis à la course à pied, je sortais de plus en plus régulièrement en ville avec mes amis et j’ai commencé à fréquenter une fille. Toutes ces choses font que le temps que j’accordais à des jeux vidéos ne s’en voyait que diminué. Et, sans m’en rendre compte, voilà qu’aujourd’hui je n’ai presque plus aucune envie de jouer à un jeu. Se poser devant un écran pendant des heures ? Ce n’était plus pour moi.

Face à tout cela, je me disais que j’avais passé un cap. Le passage à l’âge adulte devait avoir eu lieu, et jamais plus je ne prendrais de plaisir en jouant à un jeu vidéo.

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Heureusement, j’avais tort. Et Celeste, le jeu que je vous présente aujourd’hui, m’a prouvé que j’avais encore mon âme d’enfant.

Celeste box art

Sorti début 2018, Celeste est un jeu dans lequel vous incarnez le personnage de Madeline, une jeune fille qui décide de gravir le mont Celeste. Pourquoi veut-elle faire ça ? Elle n’en est pas trop sûre, mais elle a envie de dépasser ses limites et se prouver qu’elle est capable d’un tel exploit. Sur sa route, elle sera confrontée à ses propres démons : son anxiété qui refuse de la laisser continuer, persuadée qu’elle n’a pas l’étoffe d’une grimpeuse. Elle devra donc apprendre à lutter contre ses peurs pour arriver jusqu’au sommet.

Passé l’histoire, le jeu se révèle être un jeu de plateforme assez simple à première vue. Vous devez simplement aller d’un point à l’autre en faisant attention aux précipices et aux obstacles qui se dresseront contre vous. Vous possédez également un pouvoir qui vous permet de vous propulser dans n’importe quelle direction, pratique pour atteindre des endroits hors de portée.

Celeste screenshot
Attention aux piques !

Devant ce jeu aux allures simplistes, vous devez vous demander ce qui m’a tant bouleversé pour vous en parler.

Tout d’abord vous avez les graphismes qui m’ont tout de suite rappelé cette ambiance rétro dont je suis un grand fan. Malgré cela, les décors sont bien ficelés et offrent un niveau de détail impressionnant.

D’autre part, la richesse des niveaux permet de savourer une cinquantaine d’heures de jeu. Vous êtes d’abord au pied de la montagne avant de vous retrouver dans un hôtel lugubre, puis, vous passerez par un temple bien mystérieux avant d’enfin pouvoir apercevoir le sommet.

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Et je ne vous parle même pas des musiques qui mélangent de douces notes de piano avec un côté 8-bit pour rendre chaque niveau encore plus mémorable que le précédent. Celle-ci par exemple est la musique qui se joue lors du dernier niveau, celui où vous devez reprendre votre ascension depuis le début. La chanson est très longue et est découpée en plusieurs parties reprenant quelques touches des musiques des niveaux précédents au fur et à mesure de votre ascension.

Mais ce qui m’a vraiment marqué dans Celeste, c’est avant tout le message que le jeu veut nous faire passer. Lors de sa rencontre avec son autre soi (représentant son côté anxieux), Madeline cherche d’abord à la fuir, voulant se protéger du mal qu’elle pourrait se faire. Mais au fil du jeu, cette part d’ombre reviendra sans arrêt la hanter, et essayer de désespérément s’en éloigner n’arrangera pas le problème. Elle finit ainsi par faire face à ses démons ce qui lui permet ainsi de gagner en confiance en elle et de se surpasser pour enfin gravir le Mont Celeste.

Madeline au pied du Mont Celeste
You can do this.

D’une certaine manière, cette histoire m’a beaucoup parlé, d’autant que j’ai écrit un article il y a quelque temps sur la motivation et le dépassement de soi. Et c’est avec bonheur que je me plonge régulièrement dans ce jeu que je ne suis pas près d’oublier.

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