La vérité du Bac

La vérité du Bac

Aujourd’hui se déroulait la première journée du Baccalauréat et comme chaque année, plus de 700 000 élèves ont ouvert le bal avec la magnifique et tragique épreuve de philosophie, matière redoutée de tous (exceptée peut-être de quelques littéraires, et encore). Par curiosité, j’ai décidé de regarder sur internet les sujets pour voir s’ils m’inspiraient quelque chose ou si j’allais être aussi abasourdi comme il y a 5 ans lorsque je me suis retrouvé sur cette chaise de classe, devant l’énoncé de mon sujet, où je ne suis resté qu’une petite heure et demie dans la salle pour finalement avoir un 6/20 bien mérité (à la vue des efforts fournis sur toute mon année, je ne méritais hélas pas plus, et ce malgré avoir cité Jiminy Cricket dans mon exposé).

Me voilà donc en train de lire les sujets lorsque l’un d’eux m’interpella. Il s’agit du sujet numéro 1 de la filiale ES à savoir “Toute vérité est-elle définitive ?” Cela m’a beaucoup inspiré et j’aimerais partager avec vous quelques idées là-dessus. Je préfère vous prévenir, vous allez avoir ici la vision d’un homme qui ne connaît aucune notion de philosophie et qui ne saurait citer la moindre phrase de Nietzsche. Alors, prenez ce que je vais vous dire avec des pincettes et surtout, essayez de méditer sur le sujet par vous-même pour voir ce que vous en pensez. Ne perdons plus une seconde et allons-y !

Tout d’abord, je pense qu’il est important de définir ce qu’est une vérité. On pourrait tout simplement penser qu’une vérité, c’est quelque chose qui est vrai, qui n’est pas faux (wow, merci Sherlock). Si l’on s’appuie sur la définition du Larousse, nous obtenons une définition des plus intéressantes : “Adéquation entre la réalité et l’homme qui la pense“. Cela rajoute un élément pertinent à la question principale. Ici, on ne parle pas seulement du fait qui peut être vrai ou faux, mais également de la vision que s’en fait une personne face à ce fait. Prenez cet exemple.

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Sur cette image, on peut voir que, selon notre point de vue, un objet peut nous apparaître sous forme cubique ou sphérique. Si deux personnes regardaient chacun d’un côté et qu’on leur demandait ce que représente l’objet, elles auraient toutes deux raisons. Dans ce cas, quelle est la vérité ? Ici, on peut voir qu’en fait, la réalité est quelque chose de plus global, de plus ouvert, et que selon la manière d’aborder les choses, on ne pourrait pas totalement voir l’intégralité d’une vérité.

Ce fut notamment le cas au fil de l’Histoire où à une certaine époque, on pensait que la Terre était plate. Autrefois, cela était une vérité et personne ne la remettait en question, car personne ne voyait plus loin que ce que l’on savait déjà. Il en va de même pour l’Amérique qui a été découverte par pur hasard car selon la vérité de l’époque, rien à part l’océan ne devait se trouver de ce côté de la carte. Aujourd’hui, nous savons que la Terre est ronde et que l’Amérique existe bel et bien. Nous voyons donc cela comme une vérité. Mais est-ce vraiment LA vérité ? Et si nous étions encore à un stade où nous ne disposions pas de toutes les connaissances possibles pour entrevoir une autre réalité, une autre vérité ?

Reprenons l’exemple précédent. Imaginez que nous soyons dans la situation où nous voyons les deux faces de cet objet. Nous pensons connaître la vérité. Mais si je vous disais que la vérité est incomplète ? Regardez maintenant le dessin ci-dessous.

Il y avait en réalité une troisième partie que nous ne connaissions pas et qui permet maintenant d’avoir une vraie vision d’ensemble sur la réalité. Toutefois, et si cette nouvelle vision était encore incomplète ? Impossible de le savoir. Il est donc impossible d’être certain d’une vérité.

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Prenons un exemple plus simple pour vous démontrer cela. Je suis né le 9 décembre 1996 (n’oubliez pas de m’offrir un cadeau), cette information est même marquée sur ma carte d’identité et plusieurs témoins étaient présents pour le confirmer. On peut donc dire que c’est une vérité. Mais encore une fois, cela ne représente qu’une vérité selon notre référentiel, selon notre calendrier, selon notre notion du temps. Il se peut que pour un extra-terrestre me fixant avec un télescope, je sois né en l’an 94760, qui sait. Est-ce la vérité ? Oui et non.

Au final, il n’existe pas qu’une seule vérité, et chacune d’elle dépend de plusieurs facteurs : le contexte, le point de vue et les informations connues à ce moment-là. De plus, chaque vérité est susceptible d’être modifiée par une nouvelle découverte, une nouvelle connaissance. En conclusion, une vérité n’est ni unique ni définitive.

Voilà, c’était mon point de vue sur ce sujet de philosophie qui je l’espère vous aura autant fait réfléchir que moi (après tout, c’est à cela que ça sert). Laissez un commentaire pour savoir si cela vous a plu, si vous êtes en accord ou en désaccord avec mes propos et pourquoi. Sur ce, je vous laisse, car j’ai beau dire à mon patron que “je travaille, c’est la vérité”, il n’a apparemment pas la même notion de vérité que moi.

Une réaction au sujet de « La vérité du Bac »

  1. Si tu dessines un 6 par terre..tu verras un 6 mais la personne en face dira c’est un 9…avec ça ,tu aurais eu quelle note au bac philo??…

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